La Ferté forteresse

Situé dans une vallée marécageuse sur une voie de communication entre le Perche et le Maine,  le site de La Ferté Bernard s’impose à Avesgaud, évêque du Mans et fils du Comte du Perche, comme l’endroit idéal à l’édification d’une forteresse vers 1027.

Composé d’une cour où réside le Seigneur, et d’une basse-cour, l’ensemble forme un quadrilatère de 450 m entouré d’eau. L’ Huisne, divisée en plusieurs canaux servant de douves, y joue un rôle défensif naturel.Deux portes en constituent l’accès, seule la Porte St Julien subsiste maintenant.

A la mort d’Avesgaud, la forteresse échoit à la famille des Bernard jusqu’au XIVè, donnant leur nom à la cité. Ainsi est née La Ferté ( firmitate, forteresse) Bernard !

Le château, partiellement détruit en 1392, est confié à Louis Ier d’Orléans, qui ordonne la reconstruction du logis et de la Chapelle St Lyphard

La ville est essentiellement construite de maisons à pan de bois,  souvent la proie d’incendies.

L’enceinte de la forteresse , reconstruite en pierre dans la moitié du XIVè, sera finalement démantelée au profit du développement de faubourgs extérieurs.

Notre Dame des Marais

Erigée au rang d’église paroissiale en 1366, la Chapelle Notre Dame est reconstruite, financée par des dons royaux et seigneuriaux ainsi que par la bourgeoisie montante.

Disposée en croix latine, aux dimensions hors de proportion pour une population ne dépassant pas 1000 habitants, elle est composé d’une nef et d’un choeur ouvrant sur un déambulatoire à 3 chapelles rayonnantes de style gothique flamboyant aux beaux plafonds à caisson.

Elle conserve des vitraux remarquables datés des  XVème, XVIème, XVIIème et XIXème

L’Immaculée Conception verrière du XIXème

La vie de St Georges verrière du XVème

Ancienne forge St Denis-sur-Sarthon

D’antan Saint Denis-sur-Sarthon se souvient,

-De sa forge aujourd’hui éteinte :

  Il s’agissait d’un lieu dit Forge (la) construit au troisième quart du 19e siècle, 1856, Roussel Jules en était l’auteur commanditaire.

 Reconstruit en 1856, peu après son acquisition en 1854 par Jules Roussel, propriétaire de la forge d’ Orthe (Mayenne). Il reçut cette forme circulaire dont on ne connaît pas d’autres exemples dans l’ouest de la France. Il a succédé à plusieurs générations de hauts fourneaux, le premier datant des années 1530, et a approvisionné, avec le fourneau voisin de Carrouges, la fonte du chemin de fer d’ Alençon. Il cessa toute activité vers 1870.C’est aujourd’hui un établissement industriel désaffecté.

Le Haut-fourneau ; les entrepôts de stockage avec leurs arches ; les façades et toitures de la halle à charbon, de la maison du contremaître, du logement des ouvriers, de deux ateliers annexes, de deux bâtiments agricoles ont été inscrits par arrêté du 26 septembre 1990 par le Recensement immeubles, Monuments Historiques.

patrimoine St Denis-sur-Sarthon

 

Argentan , une cité au cœur du pays du cheval

A découvrir ou re-découvrir bientôt…Argentan,tranquille petite cité dans son écrin de verdure au fil de l’Orne , vit au cœur du pays du cheval.

 Sœur rivale d’Alençon dans le monde de la dentelle, elle fût longtemps une ville aristocratique où les officiers du Roi aimaient à se retrouver.

Cela lui a valu de voir fleurir un nombre considérable d’hôtels particuliers et de châteaux.

Fortifiée dès le Xe siècle, la place forte eut les faveurs d’Aliénor d’Aquitaine qui y recevait ses fils, Richard Cœur de Lion et Jean Sans Terre.

Argentan  doit aujourd’hui sa renommée à son riche passé industriel. Spécialisée dans la tannerie et la dentelle, elle accueillait, au XVIIIe siècle, pas moins de quatre manufactures royales.

Ce savoir-faire local est aujourd’hui perpétué par les moniales de l’abbaye bénédictine, garantes de l’authenticité du fameux point d’Argentan.

Vœux 2018

Pour cette nouvelle année 2018, nous vous envoyons des bulles de douceur.

Nous vous souhaitons des joies simples et un florilège de petites et grandes surprises.

Confortablement chaussés, en tee-shirt ou enveloppés dans votre polaire, nous espérons vous retrouver nombreux pour explorer en toute saison nos sentiers de randonnée.

 

 

Trophée du bénévolat sportif

Ce 17 novembre 2017, le Comité Départemental Olympique et Sportif de l’Orne a récompensé l’engagement des bénévoles dans les associations sportives, lors de la remise des trophées.

Suite au dossier de candidature présenté par Dany Gouhier, le CDOS a décidé d’attribuer à Marie-Thérèse Letissier un Trophée du bénévolat 2017.

Dany a voulu saluer l’engagement de Marie-Thérèse en tant que vice-présidente au sein de notre association depuis 14 ans. Engagement total, généreux et bienveillant.

Sur le terrain, elle dispense généreusement les enseignements retenus lors de ses formations. Elle initie, éveille la curiosité et donne l’envie aux bénévoles de suivre sa trace.

Félicitation à Marie-Thérèse

Le fer à dix sous, c’est pas cher

"Le fer est salutaire! D'ailleurs ne dit-on pas : une santé de fer ? Un homme de fer ? Un ch'min de fer ? Un mammifère ?Alors comme disait mon grand fer heu, mon grand père, il faut vivre mais pas s'en faire".

Bourvil a-t-il par ses propos fait sourire les mineurs de La Ferrière aux Etangs?

Et d’ailleurs savez vous que la région vit  dès l’époque gallo-romaine au rythme de la mine et des fourneaux ?

Vestiges des fours de calcination de La Haie

Le minerai est extrait à ciel ouvert jusqu’en 1866.En 1901, la société Denain-Anzin, alors à la recherche de minerai de fer pour alimenter ses hauts fourneaux du nord de la France, entreprend des sondages et demande une concession pour exploiter le minerai en profondeur.

Deux galeries d’extraction sont alors creusées à flanc de colline et une galerie perpendiculaire (appelée travers banc) permet la sortie des wagonnets contenant le minerai.

Pour exploiter le fer plus en profondeur, un 1er puits de mine est creusé  en 1911 et mis en service après la 1ère guerre mondiale.Il est suivi d’un autre puits.

De 1930 à 1934, on procède au forage du puits Pralon. Profond de 250 m, il est inauguré en 1937.

D’un diamètre de 4,50 m, il est divisé en 4 compartiments:2 sont réservées aux cages d’ascenseurs pour mineurs et matériel et les 2 autres servent à la remontée du minerai.Au fond de la mine,l’exploitation se fait dans des galeries parallèles larges d’environ 7 m et longues de 60 à 100 m.L’abattage du minerai se fait à l’explosif par des équipes de  mineurs se succédant à raison de 3 postes de 8 h. Lire la suite…

 

Lassay les Châteaux

Mardi 10 octobre 24 randonneurs ont pu répondre à la question qui leur brûlait les lèvres: pourquoi Lassay se targue-t-il d’un pluriel…Lassay »LES » Châteaux? Oui! Trois châteaux se disputent le paysage de cette terre de légende , berceau de Saint Fraimbault dont la vie légendaire aurait inspiré à Chrétien de Troyes le personnage de Lancelot du Lac !

Le château fort de Lassay  s’est le premier offert à la vue.Edifié au XVe siècle, il est avec ses 8 tours et sa barbacane restées intactes un exemple exceptionnel d’architecture militaire .

Puis au détour d’un chemin s’est dévoilé le château de Bois Thibault..une première construction au XI e siècle,  abandonné pendant la Guerre de Cent Ans,puis entré par héritage dans la famille Du Bellay en 1427, enfin laissé à l’abandon par ses propriétaires successifs, avant d’être acquis par la commune en 1988.

Puis par cheminement à travers bois est apparu le Château du Bois Frou…ou ce qu’il en reste!Quelques vestiges dont un portail monumental sculpté, franchi quotidiennement…par un troupeau de vaches ruminant l’Histoire.

 

La grande Histoire s’est ce jour arrêtée là, nous ne conterons pas la fin de l’histoire au Vieux Logis ….

Randonnée Vimoutiers-Camembert

Un départ sous la grisaille, un chemin escarpé, une respiration un peu courte, il faut s’y remettre. Va-t-il pleuvoir ou pas ?   Si vous aviez vu nos 13 randonneurs ! Oubliée: « la moyenne de marche ». On prend son temps ! La magie de l’automne opère. Les pieds craquent sous les tapis de feuilles jaunes, oranges. Les semelles roulent sous les glands, les dos se courbent pour ramasser les noisettes qui jonchent le sol. Les regards s’aiguisent à l’affût des champignons. On les observe, on les sent, on les craint ou on les savoure d’avance. Les bras se tendent vers les épines, de grosses mures noires, juteuses à point s’offrent à nous. On croque goulument puis on recrache la poire sauvage, un peu dure.

Le pique-nique à la Maison du Camembert, avec en partage la bouteille de cidre et le camembert.

L’automne a mis tous nos sens en éveil par cette belle et douce journée.

Il ne vous reste plus qu’à enfiler vos chaussures de marche et mettre votre polaire pour venir explorer cette belle saison sur nos sentiers de randonnée.

Pays d’Auge berceau du camembert