Vignobles du Vouvray et ville de Tours

Ce dimanche-là, par un matin frileux, une cinquantaine de randonneurs, emmitouflés dans de chauds vêtements , les regards inquiets, tournés vers le ciel, prirent place dans le car. Direction les vignes du Vouvray, La Rochecorbon et Tours. Calés dans leur fauteuil, certains sommeillaient quand d’autres scrutaient, désespérés, les essuie-glaces du car qui s’activaient !
Soudain dans le micro, une voix, haute, claire, enthousiaste, nous parle de Saint Martin de Tours, nommé aussi Martin de la Miséricorde. Notre conférencière, Pascale, nous livre d’innombrables détails sur cet homme chaleureux qui partagea sa Chape ou cape à un déshérité, transi de froid. Nous apprenons que ce mot est à l’origine du mot Chapelle. S’il n’était pas né en 316 en Hongrie et décédé en 397 à Candes en Gaulle, je me prenais déjà à penser que j’aurais souhaité le rencontrer.
Le crachin nous accompagne un court instant à travers les vignobles du Vouvray. Nous nous arrêtons devant la Chapelle Romane Saint Georges à la Rochecorbon. Adossé à cette chapelle, le domaine de la Seigneurie. Sur un pilier, un panneau sur lequel est écrit en belles lettres « Vins du Vouvray ». En ce dimanche, le domaine est fermé comme tous les autres d’ailleurs. Nos randonneurs avaient du mal à cacher leur déception. Venir dans le Vouvray et ne pas déguster du Vouvray, c’est un comble! Franchement, le bureau des mille pattes, ne nous avait pas habitués à ça !
Nous déambulons sur les hauteurs de la Rochecorbon où nous découvrons les caves, les demeures troglodytiques.
Nous quittons le relief en passant par l’Abbaye de Marmoutier, pour rejoindre les bords de la Loire et trouver un petit coin pour le pique-nique.
Pascale nous a-t-elle mis sous la protection de Saint Martin ? Le soleil perce les nuages, le vent disparait et soudain, devant nous, sur une pelouse verdoyante, une table dressée. Pain de campagne, fromage du Vouvray, gobelets alignés et bouteilles de Vouvray ! De quoi régaler nos gourmands randonneurs et leur faire oublier les pieds gonflés et échauffés.
Ragaillardis, nous partons vers le centre historique de Tours à la découverte de ses parcs, de la cathédrale Saint Gatien, de la basilique Saint Martin dont la crypte abrite le tombeau de Saint Martin. Pour finir, nous avons circulé dans les petites rues pour admirer l’architecture de cette ancienne cité gallo-romaine avec sa place Plumereau.
Que dire de ces joyaux de l’architecture Romane, Gothique, à couper le souffle ? Puissance, grandeur, beauté, harmonie, révélations.
Cette journée aussi diversifiée que riche et intense en émotions à presque fait oublier à nos randonneurs qu’ils avaient parcouru 24 kms.
Pour la table dressée, vous l’aurez tous compris, ce n’était pas un acte généreux de Saint Martin mais le fait de la gentillesse des enfants de Dany ! Merci à eux et à Dany. Merci encore à Pascale, notre conférencière préférée.

Marie-Hélène

La Ferté Bernard

(Les noms écrits en vert dans le texte ci-dessous sont des liens vers des photos ou informations, n’hésitez pas à les consulter par un clic)

Nous n’oublierons pas l’accueil généreux et chaleureux de nos amis randonneurs Fertois qui nous ont abreuvés de boissons chaudes, accompagnées de viennoiseries faites maison. De quoi oublier le ciel menaçant qui nous accompagnait dans notre marche. Direction Cherre.
« Il veut sauver le château d’Alice »
Au détour de notre promenade dans un parc, nous nous arrêtons devant le château du Haut Buisson. Nous apprenons que Stéphane Bern, passé par là avec l’association du patrimoine, tombé sous le charme a inscrit le Haut-Buisson au loto du patrimoine. On nous confie, mais ce n’est pas écrit, qu’il nourrit un amour secret pour la Princesse Alice de Monaco de 100 ans son aïeule ! Il aimerait voir cette vieille bâtisse sortir de l’oubli.
Après un repas Royal, nous avons repris notre déambulation dans la cité, animée par Amélie, guide de Pays d’Art et d’histoire du Perche Sarthois.
Malgré la pluie et le froid, notre guide passionnée et passionnante a su captiver son auditoire.
Nous avons appris que La Ferté, ancienne forteresse, résulte de la création d’un site défensif sur une île en 1027 au milieu des marais. Surnommée aujourd’hui « la Venise Verte » en raison de son dédale de rivières en son centre, l’Huisne et la Même.
Nous avons pénétré le centre historique par  la Porte Saint-Julien. Déambulé à travers les rues médiévales. Arrêt devant les Halles, la Chapelle Saint-Lyphard.
Notre visite s’est achevée à l’intérieur de l’Eglise Notre-Dame-Des-Marais. Notre guide nous a conté, toujours avec passion, l’histoire de cette église et de ses 35 vitraux datant du XVème au XIXème siècle qui en font sa renommée. Que dire du travail incroyable des peintres-verriers ? Plus jamais nous aurons le même regard sur les vitraux.
Nous avons quitté à regret Amélie, intarissable. Nous avions tant encore à apprendre ! L’heure tardive nous a rappelé que nous devions regagner nos pénates.

ROUPERROUX

Avions fière allure dans cette belle allée de Douglas enneigée.

Enveloppés dans un épais brouillard, nous  étions en marche vers un château imaginaire…

Entrez dans nos rêves avec  ce document d’archives.

 

 

 

 

 

 

 

 

Fontaine Daniel

Avant que Mayenne ne resserre sa toile sur le fil de nos souvenirs, voici une jolie vidéo transmise par Claude, nous replongeant dans l’histoire de Fontaine Daniel et  sa filature…

Evron un certain 21 octobre 2018

Après avoir marché dans la campagne mayennaise à proximité du Mont ROCHARD, une troupe de Normands avec à leur tête Marie Claire et Didier a pénétré dans la basilique d’EVRON , guidée par un dénommée ALAIN, professeur d’histoire …

Plus de mille ans plus tôt, d’autres NORMANDS avaient incendié la première église dont la fondation remonterait à l’an 642 selon la légende de l’épine.

Mais cette fois les NORMANDS de la bande à DANY que l’on appelle dans leur pays les 1000 PATTES n’ont pas cherché à détruire l’édifice, ils ont écouté religieusement la parole du savant ALAIN…

Je vais essayer de vous en conter l’essentiel …

Vers l’an 642, un missionnaire rentrant de la Terre Sainte transportait dans sa besace un coffret du lait de la Vierge MARIE. Pris d’une envie de dormir, il suspendit le coffret à une aubépine et s’endormit…

Pendant son sommeil, l’arbre grandit et le missionnaire ne put récupérer la précieuse relique. HADOUIN ,de passage en ce lieu ,pria, et miraculeusement l’épine se courba.

L’évêque fit donc construire une église en l’honneur de la Vierge. Ainsi aurait été fondée Notre Dame de l’Epine, ou de l’Aubépine.

La suite de l’histoire….

L’église se transforme en une abbaye bénédictine .Détruite par les NORMANDS, elle renaît de ses cendres en 989.

Au 11ème siècle est édifiée une église romane, modifiée au 13ème siècle.

Le 21 octobre 2018 les 1000 PATTES ont ainsi pu admirer un édifice dont les transformations effectuées au fil des siècles sont en fait un résumé architectural des époques romanes gothiques et classiques.

Ils ont pu voir ainsi :

  • La crypte datée de la fin du 10ème siècle
  • L’église romane du 11ème siècle dont il subsiste la nef et la tour porche
  • La magnifique chapelle Saint CREPIN,du 12ème siècle, jadis dédiée à la Vierge, mais passée à la postérité sous le nom de Chapelle Saint Crépin (patron des cordonniers) à cause de son porche, les habitants d’Evron y ayant identifié un décor en forme de semelles de chaussures sur l’une des voussures.Elle abrite des tapisseries d’AUBUSSON du 17ème siècle
  • Et enfin le magnifique chœur gothique du 13ème siècle et ses verrières des 14ème , 19ème et 20ème siècles

Je termine en remerciant ALAIN VIOT qui a su avec beaucoup de pédagogie nous faire admirer les détails de cet édifice dont nos yeux de néophytes n’auraient pu sans lui découvrir l’intérêt artistique et historique

                                                                                                                                                                                                                                               DIDIER

Sortie botanique au Gasseau

Michel, ce dimanche 6 mai, a accompagné la sortie botanique au Gasseau afin de partager avec nos randonneurs sa connaissance experte des plantes . C’est ainsi que nous avons découvert les nouvelles floraisons de ce printemps selon les sols rencontrés. Nous avons observé, touché, senti les plantes et Michel nous a dévoilé pour chacune d’elles leurs vertus.  

A l’issue de cette sortie documentée, nos randonneurs amateurs ont reçu de Monique, un document répertoriant l’ensemble des plantes vues sur le site. 

STATION 1 – Sol maigre forestier sur schiste ardoisier

STATION 2 – Sol humide bord de Sarthe (flore rivulaire)

  • Aulne glutineux Alnus glutinosa racines importantes et fixatriées
  • Barbarée Barbarea stricta
  • Bardane mineure Arctium minor sert d’auto accrochant, action antivenimeuse = piqûre d’insectes, arrête l’enflure moustique
  • Benoite des ruisseaux Geum rivale astringent
  • Berce patte d’ours Heracleum sphongylium les polonais et les scandinaves fabriquaient une boisson mi-bière mi-soupe par ébullition et fermentation
  • Cardamine des prés Cardamina pratensis consommable comme le cresson (jeune pousse)
  • Cardère nid d’oiseau Dipsacus fullonum Enlève les bourres sur draps et laines,réceptacle à eau de pluie
  • Cigüe (grande) Conium maculatum Très vénéneuse (2m)
  • Cornouiller mâle Cornus mas bois très dur
  • Fusain d’Europe Evonymus europeus bois carbonisé en vase clos donne le fusain à dessin,bois toxique, sciure dangereuse (tourneur)
  • Gaillet  croisette  Galium cruciata   Gaillet caille lait repousse les puces, coagule le lait, tinctoral
  • Gaillet gratteron Galium oparine teinte du fromage de Chester
  • Grande consoude ou Herbe aux coupures Symphytum officinalis pouvoir cicatrisant sur plaie
  • Houblon Humulus lupulus aromatise la bière depuis le IXème  siècle
  • Iris d’eau  faux acore Iris pseudacorus Bouilli avec de la limaille de fer, le rhizome fournit une encre noire, teint les tissus en noir
  • Laiche coupante Carex acuta bouquet sec
  • Lamier blanc (ortie blanche) Lamium album tonique et vulnéraire, consommable comme les épinards
  • Lierre de terre Glechoma hederacea thé suisse = cuit dansle lait pour les bronches
  • Menthe aquatique Mentha aquatica odeur forte, stimulant tonique digestive . Séchage des sommités en grenier
  • Molène, bouillon blanc Verbascum thapsus a servi à faire des mèches, entre dans la composition de la tisane à 4 fleurs
  • Ortie dioique Urtica dioica utilisé pour fabriquer des toiles vertes inusables ( piqûre :frotter avec  Rumex)
  • Osier blanc Salix viminalis utilisé en vannerie
  • Pédiculaire des marais ou Herbe aux poux Pedicularis palustris sur sol acide –toxique
  • Plantain lancéolé Plantago lanceolata  collyre aux feuilles fraîches de plantain
  • Plantain majeur Plantago major Herbe à cinq coutures
  • Plantain moyen Plantago media on peut les ajouter aux salades
  • Séneçon jacobée Scenecio jacobaea contient un alcaloïde qui infecte le papillon »goutte de sang », immangeable pour les oiseaux
  • Troëne vulgaire  Ligustrum vulgare les baies fabriquent une encre violette, rameaux utilisés par les vanniers,  l’huile de troène combat la cellulite

STATION 3 – Espace dégagé ensoleillé sur roche grès (flore semi-alpine)

STATION 4 – Milieu marécageux sans intervention humaine

SUR LE CHEMIN DU RETOUR

  • Ajonc Ulex europeus parfum noix de coco
  • Angélique des bois Angelica sylvestris
  • Chardon nain  Cirsium acaule tige courte
  • Cirse des champs (chardon) Cirsium arvense Grosse dissémination dans les champs
  • Cirse des marais Cirsium eriophorum comestible comme l’artichaut
  • Cirse des ruisseaux Cirsium rivulare tige très haute
  • Genêt à balai Cytisus scoparius a été utilisé pour faire des toiles et des cordes
  • Genêt des teinturiers Genista tinctora teinture jaune et verte
  • Herbe aux femmes battues, tamier commun, Dioscorea communis sorte d’igname, asperge des bois, racine pour faire disparaitre les hématomes
  • Houx Ilex aquifolium jeunes feuilles agressives s’estompant avec l’âge . Houx a donné naissance à  « houspiller »
  • Petit houx Ruscus aculeatus jeunes pousses consommées comme les asperges, fruit toxique

 

Chinon/Richelieu

Au cœur du Val de Loire, la Ville de Chinon est classée au patrimoine mondial de l’Unesco

« S’il y a un château médiéval que vous devez voir en Val de Loire, c’est bien celui de Chinon »

Arrivés sur le Quai Danton, nos yeux ne peuvent déjà plus se détacher de cette forteresse médiévale, royale, construite sur les coteaux de la Vienne. Nos randonneurs, levés tôt mais motivés sont donc partis pour cette première journée à la rencontre des Chinonais et de leur histoire.

Une petite déambulation dans le centre-ville, avec ses rues étroites et tortueuses, ses maisons à pans de bois, ses hôtels particuliers en tuffeau, puis la montée vers la forteresse .C’est un peu essoufflés que nous découvrons la beauté des paysages. Ce printemps nous livre une explosion de couleurs, du jaune, des camaïeux de verts. Puis nous gravissons les coteaux, certes les vignes encore un peu dépouillées. Partout, en toile de fond, des châteaux, de grand renom, tous évocateurs de bons vins de la Loire.

Nous avons voyagé en Rabelaisie, pays imaginaire de Rabelais, dans les pays de Grandgousier et de Gargantua. François Rabelais, nous avions certes un peu oublié ce philosophe qui en 1534 posa les fondements d’une philosophie de la tolérance et du bien vivre qui marqueront à jamais les esprits et les comportements.

A Chinon, la tradition du bien boire et du bien manger de Rabelais est toujours vivante « Beuvez toujours, ne meurez jamais » telle fut l’une de ses paroles.

Comme Rabelais, le partage, la joie et l’humour sont des valeurs partagées par nos randonneurs.  »Quand allons-nous faire une dégustation ? » s’impatientent nos randonneurs.

Le château de la Grille

Celle-ci n’a pas tardé. Arrivés pour le pique-nique dans le parc du Château de la Grille, nos randonneurs ont dégusté. Les rosés fruités, les blancs jaunes pailles, les vins rouges fruités, avec une dominante de fruit rouges, de cassis, de fraise des bois…Chacun a trouvé « bouteille à son palet ».

Les randonneurs se sont endormis, encore bercés par l’histoire, dans la magnifique Abbaye de Seuilly où François Rabelais, né à la Devinière toute proche, vint y faire ses classes.

Le lendemain matin, promenade à partir de l’Abbaye vers la Devinière. Un tapis de plantes aromatiques, odorantes, de fleurs colorées s’offre à nous. Thym serpolet, menthe, de la raiponce, de l’oignon sauvage, des orties à manger en salade, de la pulmonaire officinale, des violettes, l’anémone pulsatile avec ses fleurs violettes, ses feuilles argentées velues.

Après-midi, direction Richelieu.

Exemple unique en France d’urbanisme du 17ème siècle. Régularité et symétrie caractérisent cette « cité idéale ». Aujourd’hui site classé avec sa Grande Rue, bordée de 28 hôtels particuliers, sa halle, sa place Royale et son église du 17ème siècle. Entourée de remparts, bordée de douves, cette ville est accessible par trois portes monumentales.

Avant le départ, au moment du pique-nique, difficile pour Didier, tombé sous le charme de cette ville, malgré ses envolées passionnées et passionnantes, de concentrer notre petite troupe sur l’histoire de Armand Jean du Plessis dit le Cardinal de Richelieu !

Sous les tables, les bouteilles attendaient, la fin du week end approchait, l’heure de la dégustation collective avait sonné ! Chinon, Saumur, Cabernet…

L’histoire, oui, mais pas que !

 

 

 

La porte Saint Julien

Reconstruite en même temps que l’enceinte vers 1480, la porte Saint Julien est formée d’un corps de bâtiment carré traversé par 2 passages charretier et piétonnier fermés de pont-levis, herses et portes.

Elle  est défendue par 2 grosses tours surmontées d’un chemin de ronde à créneaux et mâchicoulis. On y perçoit l’octroi.

A vocation militaire jusqu’en 1590, elle est affectée comme Hôtel de Ville de 1703 à 1907.